Insecte nuisible ou ravageur : punaise marbrée (Halyomorpha halys)

La punaise marbrée (Halyomorpha halys), originaire d'Asie, est un insecte ravageur dont la présence a été confirmée à Montréal en 2016. Par sa capacité à voler sur d'importantes distances et à se déplacer grâce aux activités humaines, les experts prévoient une dispersion rapide de ce ravageur sur l'ensemble du continent américain. Les récentes observations confirment le fort potentiel de dissémination de la punaise marbrée et concordent avec le fait que cet insecte est connu pour s’établir d’abord en milieu urbain, pour ensuite se déplacer vers d’autres habitats.

Menace pour les végétaux
Elle peut s’attaquer à plusieurs centaines d’espèces végétales, dont plusieurs cultures fruitières (pomme, poire, cerise, citron, abricot, framboise, mûre, etc.), légumières (haricot, tomate, maïs sucré, poivron, etc.) et plantes ornementales (érable, orme, lilas, catalpas, etc.). Là où elle est déjà établie, l’espèce cause d’importants dommages à une grande diversité de cultures.

La punaise marbrée pique les tissus végétaux avec ses pièces buccales de type piqueur-suceur et en retire la sève. Lors de la piqûre, des enzymes digestives sont injectées dans la plante, ce qui entraîne la formation de zones nécrotiques. Pratiquement toutes les parties aériennes des plantes peuvent être ciblées, soit les fruits, la tige, les feuilles ou les bourgeons.

Nuisance dans les bâtiments
En plus des dommages aux végétaux qu’elle attaque, la punaise marbrée peut représenter une nuisance en milieu urbain. En effet, cet insecte a la fâcheuse tendance de s’introduire dans les habitations à l’automne. Cette espèce passe l’hiver au stade adulte. Sous les latitudes nordiques, les punaises tendent à trouver refuge à l’intérieur de bâtiments chauffés pour la période hivernale.

Mesures préventives
Malgré les désagréments provoqués par l’envahissement d’un bâtiment par la punaise marbrée, cette espèce ne présente aucun danger pour la santé humaine ou animale. La punaise marbrée est un insecte qui s’attaque uniquement aux végétaux. Elle ne pique pas les humains. De plus, elle n’est pas en mesure de se reproduire à l’intérieur des bâtiments. Cependant, les punaises de la famille des pentatomidés sont munies de glandes sécrétant des substances malodorantes lorsqu’elles sont dérangées.

Pour éviter l’envahissement, l’exclusion mécanique, consistant à sceller toutes les portes d’entrée potentielles vers l’intérieur, est la méthode à préconiser. Les punaises marbrées ayant réussi à pénétrer à l’intérieur peuvent être éliminées à l’aide d’un aspirateur. Il est important de vider ou de disposer rapidement des sacs pour éviter l’odeur désagréable.

Information complémentaire

Projet de dépistage de la punaise marbrée
La Ville de Montréal collabore depuis 2017 avec Agriculture et agroalimentaire Canada (AAC), ainsi qu’avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), au réseau de surveillance de la punaise marbrée. Le Bureau de la transition écologique et de la résilience (BTER) coordonne actuellement les efforts de dépistage et d’identification de cet insecte ravageur sur le territoire de l’île de Montréal. Le projet de dépistage vise à détecter la présence et les sites potentiels d’établissements de la punaise marbrée sur le territoire de l’agglomération de Montréal. En 2019, une vingtaine de pièges sont déployés sur des terrains publics et privés.

Le relevé des pièges est fait sur une base hebdomadaire, tout au long de l’été, jusqu’à la fin octobre par des employés municipaux (arrondissements, villes, services centraux). Les résultats des captures sont partagés aux partenaires du réseau national de surveillance.

Pour en savoir plus : www.ville.montreal.qc.ca/punaisemarbree

Pour plus d’information

Service de l'environnement
Bureau de la transition écologique et de la résilience
1555, rue Carrie-Derick, 2e étage
Montréal (Québec) H3C 6W2

30 juillet 2019 - 14 h 56